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CEDAC, pour mieux outiller les acteurs intéressés aux questions de la corruption

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C’est enfin le cas. Le pays dispose d’un Centre de documentation anticorruption. Il est hébergé à la Bibliothèque nationale d’Haïti à la rue du Centre. Les deux institutions partenaires ont fait de la signature d’entente créant cet outil un grand évènement auquel ont pris part des dizaines de journalistes et employés de ces organes publics. Le directeur général de l’ULCC croit qu’avec ce centre, l’institution qu’il dirige fait un pas de plus vers l’atteinte de sa mission qui est de lutter contre la corruption sous toutes ses formes.

À travers cet outil,  Hans Jacques Ludwig Joseph compte impliquer davantage la société civile dans le travail de la transparence et l’État de droit. Le CDAC, fait-il savoir, est un espace civique et intellectuel qui  ambitionne de construire une machine de production et de réflexion inédite en vue de faire reculer la corruption et ses manifestations. Par cela, poursuit le directeur général, l’État pourra attaquer le mal de la corruption dans ses racines les plus ancrées. Car ce fléau, insiste-t-il, se modernise et devient de plus en plus complexe par la multiplication des stratégies innovantes et intelligentes des corrompus et corrupteurs.

Ainsi, outre les activités déjà entreprises, l’ULCC fait appel à la science, à la connaissance, donc à l’université pour anticiper les risques et banaliser les conséquences de ce phénomène destructeur. Grâce au CDAC, le gouvernement met à la disposition de tous ceux qui s’intéressent aux questions de la corruption, des ouvrages spécialisés, des manuels pratiques, des études, des rapports, des mémoires publiés, des revus et des bilans d’institutions de contrôle de corruption. Il est aussi prévu la création  d’une station de numérisation pour toute consultation virtuelle.

C’est dans cette optique que le directeur général de la Bibliothèque nationale croit que ce centre sanctuarise  et localise la parole anticorruption. Une mine de documentation, assure-t-il, est disponible et ce centre est, explique-t-il,  de nature à encourager la production et la mise en disponibilité d’une littérature anticorruption. Un pas important pour le pays et pour la démocratie dans le sens que la corruption est un air pollué qu’on respire sans se rendre compte. Elle sape les principes de la bonne administration, de l’équité et de la justice sociale. « La corruption entrave le développement économique et met en danger les institutions démocratiques », a soutenu M. Néard.

Ce centre rentre dans le cadre de la mission préventive de l’ULCC à combattre la corruption. Il pourra être visité physiquement et virtuellement. Hans Jacques Ludwig Joseph mise gros sur ce nouvel outil. Il espère que ce grain semé germera et produira les résultats escomptés pour les futurs programmes anticorruption nationaux et internationaux.

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Du bétail distribué dans les départements de la Grand’Anse et du Sud

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Dans le grand Sud, c’est le temps du repeuplement du petit élevage. Dans les communes d’Anse-d’Hainault, de Dame-Marie et des Irois, 42 vaches et 4 géniteurs ont été distribués aux membres des coopératives agricoles de ces zones. Dans le département du Sud, notamment à Rendel, une section communale de Chardonnières, des cabris et des moutons ont été distribués aux agro-éleveurs dans l’optique de diversifier leurs sources de revenu. Ces activités ont été reprises dans trois autres communes du département du Sud.

Tenue dans le cadre du plan de relèvement du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, cette activité est pilotée par l’association de solidarité internationale dénommée « Agronomes et vétérinaires sans frontières » (AVSF) dans le cadre de la phase d’urgence de son projet « Jaden Kreyòl/POFISUD ». Les éléments de réponse ont été ainsi  apportés  à trois niveaux. Outre le repeuplement de certains cheptels, l’on parle de l’injection de cash dans les communautés et l’appui des activités agricoles à cycle court afin de favoriser la disponibilité des produits agricoles sur les marchés, dans les zones touchées et dans la capitale.

Selon les responsables, le choix du cheptel a été fait par les agro-éleveurs. Dans cette rubrique, plus de 900 familles ont été touchées. 305 chèvres, 30 boucs améliorés de race Boer, 10 béliers, 25 brebis et 46 bovins ont été distribués dans les sept communes touchées par le projet.

Afin de favoriser une large participation des membres des coopératives et des associations, l’approche « pase kado » a été priorisée. Le principe est que chaque exploitant reçoit un animal domestique pour un temps déterminé durant lequel il en prend soin et garde le lait et/ou la progéniture. Au bout de ce temps, elle rend l’animal à l’organisation ou la coopérative qui le prête ensuite à un autre membre. Pour les vaches, cette activité sera répétée à cinq reprises et à deux reprises dans le cadre des caprins.

Dans le cadre de la production végétale, les cultures à cycle court ont été priorisées. Si l’on en croit le coordonnateur du projet Jaden Kreyòl/POFISUD, Sardou Jean-Denis, environ 200 ha de terre ont été subventionnés à raison de 805 dollars américains par hectare pour les hommes, 1 207.50 pour les femmes. Ainsi, tout le cycle de production a été pris en charge.

Le projet est très apprécié sur le terrain. Pour son implémentation, les agents de développement locaux et les représentants du ministère de l’Agriculture sont très impliqués. Ce dernier, de l’avis du responsable de projet de Jaden Kreyòl/PROFISUD, Gary Jérôme, les activités entreprises dans le cadre du projet vont aider à garantir de meilleures conditions de vie aux communautés rurales, notamment aux exploitants agricoles. Selon lui, ce dernier est de nature à favoriser la diversification des sources de revenu des ménages ruraux.

C’est aussi l’avis de certains bénéficiaires directs rencontrés par le journal. Ila Joseph, une exploitante agricole de Camp-Perrin, a remercié les dirigeants qui ont pensé à sa zone après le séisme dévastateur du 14 août 2021. « En plus de nous aider financièrement, ce projet nous aide à déblayer la route menant à notre section communale, laquelle était complètement obstruée lors du séisme », a-t-elle fait savoir.

Abondant dans le même sens, Roblin Jean Gary, le président de la Coopérative agricoles des planteurs des Irois (CAPI) a fait l’éloge de la méthodologie employée par les tenants pour atteindre les plus vulnérables. « Ce dont nous avons le plus besoin pour le moment, c’est le repeuplement de nos cheptels et ce volet du projet répond parfaitement à nos demandes », demande le responsable.

Financé par Affaires mondiales du Canada (AMC) et la coopération suisse, le projet Jaden/Kreyòl/PROFISUD  souhaite jeter les bases pour un cacao d’Haïti compétitif et durable. Ainsi, l’objectif général de la consultation est d’élaborer pour les dix prochaines années un cadre stratégique pour le développement de la chaine de valeur.

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Pour comprendre l’importance du registre des sûretés mobilières

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 « Le but du registre des sûretés mobilières est de favoriser à toutes personnes, à toutes institutions et aux consommateurs l’accès au crédit pour subvenir à leurs besoins », a affirmé la coordonnatrice de la DRSM lors de cette rencontre avec la presse.  Le registre a été créé aux fins de conserver et rendre accessibles au public toutes les informations sur les biens mobiliers servant de garantie dans le cadre d’un gage sans dépossession. D’après Tasse Manie Dalton, la mise en place d’un registre des sûretés mobilières est prévue dans la loi de 2009 sur la reconnaissance en droit haïtien du gage sans dépossession dans le but d’établir et de gérer le système d’inscription du registre des sûretés mobilières. Toutefois elle précise que c’est en 2011 que la DRSM avait été implantée.

« Un créancier et un débiteur qui veulent effectuer un gage doivent remplir et signer un contrat avant d’aller l’enregistrer à la Direction du registre des sûretés mobilières (DRSM).  Cet enregistrement représente la garantie et le bien-être des acteurs engagés dans le gage et d’autres personnes. Il est important de visiter le site Internet de la DRSM afin de vérifier le registre et de s’inscrire avant de s’engager dans une affaire », a indiqué Tasse Manie Dalton, rappelant que l’objectif des sûretés mobilières est de promouvoir l’accès au financement des petits commerçants, des petites et moyennes entreprises (PME) et de n’importe quelle personne.

En outre, le registre permet de connaitre la valeur des biens mobiliers gagés mais qui restent en possession de leurs propriétaires. Suivant la valeur d’un bien mobilier, il peut être gagé à plusieurs reprises. « Le gage sans dépossession se différencie des maisons d’affaires qui existent depuis belle lurette dans le pays. Par exemple, vous avez un ordinateur portable et vous voulez faire un emprunt.  Il suffit de trouver quelqu’un qui est apte à vous accorder ce prêt sans que vous aurez à vous séparer de votre ordinateur. Vous prenez l’argent que vous ayez à rembourser selon les termes du contrat pendant que vous continuez à utiliser votre ordinateur », a expliqué Tasse Manie Dalton, précisant qu’en cas où le débiteur refuserait d’honorer sa dette, l’ordinateur sera saisi.    

Le créancier et le débiteur peuvent enregistrer leur contrat en ligne sans se déplacer sur le site Internet de la DRSM.  Depuis 2016, cette direction technique de la DGI dispose d’un site Internet grâce au support de la DGI. « Pourquoi faut-il s’enregistrer ? C’est au cas où il y aurait conflit. À ce moment, la DRSM octroie un certificat à la partie se sentant lésée, qui veut intenter une action en justice contre l’autre », a affirmé Dalton, précisant que le contrat ne peut pas être modifié en cours de route. Quand une modification s’impose, les deux parties doivent enregistrer le nouveau contrat modifié au registre des sûretés.     

En ce qui concerne le rôle de la DGI, c’est le directeur de l’Unité de communication et des relations publiques (UCRP) de la DGI, M. Huguens Lubin, qui a ajouté : « La DGI joue le rôle de conservateur des données et des informations relatives à la transaction réalisée entre le créancier et le débiteur. »

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L’insécurité : les enjeux et les défis pour l’économie haïtienne

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Pour ses deux ans d’existence, les jeunes de Rankont Edu ne se contentent pas de faire la fête. Ils ont cédé la place à des experts qui donnent leur avis sur le problème de l’insécurité, ses enjeux et défis pour l’économie nationale.  Pour Michaëlle Paraison, les enjeux se présentent sous deux angles : les enjeux d’influence et les enjeux liés à des territoires. « ses gens du secteur privé des affaires et d’autres sur la scène politique exercent des influences sur les couches les plus vulnérables. Ils mettaient à la disposition des jeunes parfois même des enfants des quartiers populaires des armes à feu. Quand ces jeunes et enfants se trouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins, ils vont utiliser ces armes contre les citoyens qui croisent leurs chemins », a-t-elle soutenu.

En ce qui a trait aux enjeux liés à des territoires, Michaëlle Paraison a fait référence à l’absence de l’aménagement du territoire haïtien. « Il y a aussi l’absence d’aménagement du territoire, il existe des zones inaccessibles où la présence policière fait défaut. Dans ces zones, les riverains sont abandonnés à leur sort et sont les proies des bandits », a argué madame Paraison. En termes d’impact de l’insécurité sur l’économie haïtienne, Paraison a mis l’accent sur la libre circulation des marchandises notamment des produits agricoles qui devient difficile. Ce problème, a-t-elle fait savoir, décourage les producteurs agricoles, accélère davantage l’inflation et rend la vie encore plus difficile pour les personnes à faible capacité de revenus. De son point de vue, il faut avoir un climat de sécurité favorable pour espérer un retour vers la croissance économique.  

Pour sa part, l’économiste Enomy Germain, se référant à la situation actuelle d’insécurité, a estimé que les enjeux et les défis peuvent être liés et constituent une sorte de cercle vicieux.  « L’insécurité impacte les activités économiques. Ce sont des impacts qui visent à renforcer les inégalités puisqu’ils favorisent la pauvreté. On sait que par définition, les inégalités sont des sources de tension sociale. On pourrait sortir de la situation de l’insécurité qui secoue sauvagement l’économie nationale pour tomber dans une atmosphère de tension sociale qui est une source d’insécurité », a expliqué l’économiste.

Sans passer par quatre chemins, Énomy Germain a soutenu que le climat d’insécurité est alimenté par des acteurs du secteur privé des affaires pour défaire la concurrence et de réaliser plus de profits et des hommes politiques qui en profitent pour remporter des joutes électorales. M. Enomy appelle à l’éveil de la conscience citoyenne et rappelle que la sécurité doit être publique et non privée.   « La sécurité est un bien public mais le constat est différent. Chaque personne fait ce qu’il peut en fonction de ses moyens pour garantir sa sécurité : garde du corps, véhicule blindé, éviter de circuler dans les zones à risque », a déploré l’économiste.

Le plus gros défi, d’après l’économiste Enomy Germain, consiste à combattre ces gens qui tirent la ficelle de l’insécurité. Il faut aussi rendre fonctionnelles les institutions qui ont un rôle quelconque à jouer pour garantir la sécurité des personnes, des vies, des biens et services. « Ce n’est pas facile de connaître la priorité principale des dirigeants. Dans le budget 2021-2022, les crédits alloués au ministère de la Défense ont augmenté de 10% alors que ceux de la police nationale ont légèrement baissé, passant de 16,7 milliards de gourdes à 16,6 milliards de gourdes. Comment faire de la question de l’insécurité une véritable priorité », a souligné Enomy Germain.     

Cette journée de célébration est une occasion de présenter l’association Rankont Edu au grand public. Dans son allocution, Marly Louis, membre du comité exécutif, a présenté Rankont Edu comme une association de jeunes et d’universitaires qui œuvre dans le domaine de l’éducation. Rankont Edu, a-t-elle poursuivi, vise à développer chez la jeunesse haïtienne le goût du bon et du vrai. Son objectif consiste à mettre à la disposition des jeunes une connaissance de qualité. Les jeunes de ladite association disent avoir visé 9 programmes de développement : agriculture, art et culture, défense, échanges et commerce, éducation, information, justice, santé, sciences et technologie.  

« Nous sommes déterminés à travailler pour faire de la Rankont Edu un mouvement qui inspire et qui invite au changement. Nous voulons avoir des citoyens formés et bien imbu de leur droit et leur devoir envers leur pays, des leaders responsables qui impacteront positivement leurs communautés respectives. Nous voulons aussi favoriser l’émergence de la jeunesse haïtienne, développer le sens du dévouement et de la solidarité chez les citoyens et lancé une image, une vraie image de la jeunesse haïtienne », a promis Marly Louis.

    

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